La communication au service du projet

La communication au service de la réussite du projet, tel était le sujet de mon intervention à l’Agile Tour Bordeaux, le 12 octobre 2012.

Une très belle expérience, un grand merci aux organisateurs, au public chaleureux ainsi qu’aux autres intervenants, une excellente journée pour un excellent cru 2012, vivement l’année prochaine !

 

Barbatruc : vie pro & vie perso

Coucou, me revoilà 🙂

Aujourd’hui chers lecteurs et lectrices adorés une nouvelle série… sur les Babatrucs. Alors entrons dans le vif du sujet (et il y en a des sujets !). Je voulais quelque chose à la fois d’original (mais pas forcément innovant, désolée) mais aussi de ludique, c’est donc les Barbapapa que je chosis pour nommer deci delà quelques billets sur la vie, ses trucs, ses astuces mais aussi ses illusions. A l’honneur dans ce nouveau billet : conjuguer vie pro et vie perso, tout un programme !

Partout on peut trouver des articles sur « comment conjuguer vie pro & vie perso » mais qui a dit que les deux devaient être séparés, distincts, et relevant de deux domaines résolument différents et incompatibles ? pas moi, c’est certain. Non pas par esprit de contradiction, mais il faut l’avouer : que cela soit du côté personnel ou professionnel, nous restons et demeurons les mêmes personnes !!!

Comment nous demander de poser des limites claires et surréalistes sur finalement ce que nous sommes d’un côté comme de l’autre, c’est à dire nous mêmes. Pas de levée de boucliers, pitié, mais prenons un peu de recul… que je sois au travail avec mes collaborateurs ou mes clients, ou que je sois à la maison avec mes proches, ne suis-je pas la même personne ?? ben si, assurément ! alors puis-je, dois-je séparer les deux ? mon identité ne reste-t-elle pas la même dans un domaine ou dans un autre ? je crois bien que si, assurément. Puis-je réellement laissé à la porte de mon bureau ma vie (mon identité « perso ») sous prétexte que je rentre dans mon domaine professionnel et à contrario laisser sur mon palier lorsque je rentre chez moi, mes problèmes professionnels ? Non, je ne crois pas que l’exercice, bien que séduisant, soit possible, je suis, je reste et je demeure LA même personne, quoique je pense ou fasse… Par contre, et là se trouve la limite (je n’aime pas ce mot, mais bon…) c’est que je ne dois pas projeter une colère ou un ressenti négatif sur une personne qui n’en est pas la cause, et pourtant c’est tellement facile de le faire, d’être tenté de le faire… N’avez-vous pas remarqué comme il est tellement plus facile de dire à quelqu’un de qui nous nous sentons proche, devrais-je même dire quelqu’un dont nous sommes proches, combien nous sommes en colère et combien nous avons de reproches à lui faire ? oh oui c’est tellement plus facile de s’en prendre à quelqu’un qui nous savons nous pardonneras ces écarts, mais tout aussi injuste finalement !

Il m’est arrivé lors d’un coaching d’avoir eu comme client un homme qui était d’un despotisme absolu au bureau, et qui une fois rentré à la maison devenait un véritable agneau… avez-vous idée la souffrance que cette personne endurait ?? Si je m’en réfère à l’analyse transactionnelle, cette personne était OK+/OK- au travail et OK-/OK+ à la maison… quel terrible quotidien pour un humain (il va bien maintenant)… bref tout cela pour dire que parfois tout est question de décalage entre ce que je suis au travail et ce que je suis à la maison, et plus le décalage est conséquent, plus la personne a du mal à gérer, forcément. Finalement tout est question d’équilibre… du côté pro et du côté perso.

A bientôt,

Triangle Dramatique : Démonstration avec Nicolas Sarkozy

Tout commence la semaine dernière… assisse confortablement avec mon petit café à la main (what else ?) me voilà devant la chaine Public Sénat à regarder une émission (fort intéressante et que je vous conseille vivement) dont le titre à piqué au plus haut point ma curiosité :

« Déshabillons-les »


Déshabillons-les
(Écoutez attentivement à la minute 23.21)

Immédiatement j’extrapole légèrement (sans aller jusqu’au grand écart) pour conclure qu’il s’agissait là d’un jeu psychologique, et plus exactement du Triangle Dramatique de Karpman. Une piqûre de rappel sur le Triangle Dramatique ?

Qu’est ce qu’un jeu psychologique ?
Les jeux psychologiques trouvent leur origine dans l’Analyse Transactionnelle, théorie la communication et de la personnalité mise au point dans las années 60 par le psychiatre américain Éric Berne. Voici la définition qu’il en donne :

« un jeu psychologique est le déroulement d’une série de transactions cachées, complémentaires, progressant vers un résultat bien défini et prévisible »
C’est un échange entre deux ou plusieurs personnes dont le but réel n’est pas de continuer une discussion au niveau de ce qui est dit mais de faire passer un autre message à un niveau psychologique.

Le jeu psychologique se passe sur plusieurs niveaux :

Niveau Émotionnel – Niveau des Croyances – Niveau des Besoins – Niveau de la Structuration du Temps

Qu’est-ce qu’un Triangle Dramatique ?

C’est une représentation graphique de ce que peut être le déroulement d’un jeu, et qui permet de visualiser les « rôles » de chaque protagoniste :

PERSÉCUTEUR – SAUVETEUR – VICTIME

La dynamique du Persécuteur : Il attire à lui la Victime en l’utilisant pour son trop plein de colère en la déchargeant sur elle, en l’écrasant, il est persuadé de sa valeur et convaincu à l’avance qu’il va être bafoué. Pour lui, il faut être en colère pour être entendu. Il utilise donc la dévalorisation. Se faire considérer est sa source d’énergie. Il manque d’estime personnel, de confiance en lui et a un rapport de pouvoir.

La dynamique du Sauveteur : Le signe dominant de ce rôle est la culpabilité, c’est se positionner pour ne plus se sentir coupable, il veut se faire aimer, se faire accepter par les autres et éviter ainsi le rejet et l’affrontement. Le Sauveur fait passer les besoins des autres avant les siens pour ne plus se sentir coupable mais également pour ne pas voir ses propres problèmes. Le Sauveteur dépend de l’amour des autres car il en a souvent très peu pour lui.

La dynamique de la Victime : c’est une personne qui veut de l’aide sans en vouloir vraiment car sinon elle perdrait son rôle de Victime.


Pour commencer un jeu, chaque personne prend l’un des trois rôles du Triangle, elle va choisir celui où elle se sent le plus à l’aise pour jouer… La série de transactions se poursuit (c’est la discussion), l’une comme Persécuteur, l’autre comme Victime par exemple. A un moment donné arrive ce qu’on nomme le coup de théâtre. L’un des deux joueurs va “prendre ses bénéfices”, il va changer de rôle et, par exemple, s’il était Persécuteur, va devenir Victime. L’autre accuse le coup, et change également de position.

Alors en m’inspirant de cela, je fais le lien avec ce qu’il se passe dans notre pays actuellement, notamment concernant la réforme des retraites (mais cela pourrait être tout aussi l’Affaire Bettencourt, le sauvetage des banques, la gestion de la crise économique actuelle etc…). En imposant (c’est le mot il me semble…) cette réforme des retraites, Nicolas Sarkozy se pose en Persécuteur, le Peuple en Victime, et lorsque le peuple manifeste et attaque le chef de l’État, il se plaint  (voir interview faite par David Pujadas) d’être attaqué sur sa vie privée, sa femme… alors il devient Victime du Peuple et le Peuple Persécuteur du chef de l’État, et chacun prendra ses bénéfices (dont je n’ai pas à l’heure actuelle connaissance). La France semble bien vivre un drame théâtral où chacun doit choisir son rôle…

Pour aller plus loin :
Atorg
analaysetransactionnelle.fr

C’est OK, les Positions de Vie

Le concept de Positions de Vie est un des concepts d’Analyse Transactionnelle (très largement utilisé en communication et coaching) à travers lequel on prend conscience de notre légitimité (au sens large) à exister.

En effet, Eric BERNE, fondateur de l’Analyse Transactionnelle, part du principe que nous naissons tous « OK » c’est-à-dire que nous avons une valeur ou une qualité intrinsèque, d’être dignes d’être sur terre. Il dit que nous naissons  tous « prince et princesse ». C’est une vision philosophique de la vie, un postulat, une « croyance ».

Eric ERIKSON parle quant à lui de « confiance fondamentale ». Par conséquent nous pouvons donc affirmer que la Position de Vie est « la valeur que je m’accorde face à l’autre et que j’accorde à l’autre face à moi « . C’est le sentiment d’être ou non quelqu’un de bien, sentiment qui s’implante très tôt.

Il existe la position de Vie Existentielle qui se manifeste dans les pensées, croyances et sentiments (et donc n’est pas observable et appartient au champ de la thérapie) et la Position de Vie Sociale, qui elle se manifeste dans les comportements et est donc observable.

La Position de Vie existentielle n’est pas obligatoirement identique à la Position de Vie sociale.

Par exemple : une personne peut adopter une position haute vis à vis de son équipe et de ses collaborateurs, se montrer despote ou intransigeant (on dit alors qu’il est OK+/OK-) et au contraire se montrer totalement différent dans un contexte familial, par exemple envers son épouse (ou son époux) et ses enfants, parce qu’il ne trouve pas vraiment sa place dans l’organisation de la famille, ou peut-être parce qu’il se sent délaissé (on dit alors qu’il est OK-/OK+).

En tout état de cause, personne n’y échappe car elle la Position de Vie correspond à une soif fondamentale, appelée « la soif de position ». Cette soif est le besoin indispensable de l’enfant puis ensuite de l’adulte de se comparer aux autres pour se positionner en termes de valeur.

ERNST est un auteur comportementaliste qui a analysé et schématisé les Positions de Vie sociales. Son schéma porte le nom d’ « OK Corral » qui distingue en fonction des différentes Positions de Vie le résultat comportemental de base ou l’opération sociale qu’elles induisent.

Que signifient finalement ces combinaisons d’OK ?

OK+(je suis ok) / OK+ (vous [le monde, les autres] êtes ok) : Je vais de l’avant avec l’autre, la dynamique est celle de la collaboration, et l’attitude est « saine ».

OK- (je ne suis pas ok) / OK+(vous [le monde, es autres] êtes ok) : Je vais fuir l’autre, la dynamique est celle de l’évitement, et l’attitude est dépressive.

OK+ (je suis ok) / OK- (vous [le monde, les autres] n’êtes pas ok) : Je vais me débarrasser de l’autre, la dynamique est plutôt agressive, l’attitude plutôt « égoïste » (puisque je vais d’abord tenir compte de moi-même).

OK- (je ne suis pas ok) / OK- (vous [le monde, les autres] n’êtes pas ok) : Je vais rester dans l’impasse, la dynamique est futile, et l’attitude désinvolte.

Prenez conscience de l’importance et l’impact de ce concept dans la vie, par exemple lors d’un entretien d’embauche ou de recrutement, n’est-il pas essentiel, voire fondamental, de rester dans une position OK+/OK+ et donc disposer du comportement qui en découle ? J’ai de la valeur, l’autre aussi ! Approfondir et développer l’estime de soi, ou la confiance en soi,  permet l’acquisition de cette position de vie sociale… si toutefois elle venait à manquer.

Credit Photo Emitea

Les Méconnaissances en Analyse Transactionnelle

paeQu’est ce qu’une Méconnaissance ?

«Une méconnaissance est l’omission inconsciente d’une information utile à la résolution d’un problème», ce mécanisme nous conduit à ne pas voir la réalité telle qu’elle est et se présente, la personne qui fait une méconnaissance va omettre quelques aspects de soi, des autres ou de la situation. La méconnaissance apparaît dans des phrases qui sont des exagérations ou des minimisations de la réalité.


Exemples «Quoi ?? il faut rendre le rapport pour lundi  ?? mais le délai est trop court, je n’aurais jamais le temps !» évidemment en s’y prenant 2 jours avant…
Une femme à son mari (ou le contraire !) «Comment ça on ne partira pas en vacances cet été ?!! mais nous en avons besoin !» oui d’accord, mais à 2000 euros de découvert, on se serre la ceinture !!

Pourquoi fait-on des Méconnaissances ?

La méconnaissance est utilisée par les personnes pour maintenir leur point de vue sur elles-mêmes, les autres et le monde, dans le but d’entretenir ses jeux et de promouvoir son scénario (son schéma, son plan de vie, son fonctionnement). C’est la manière dont les gens se défendent eux-même contre les stimulis qui sont incompatibles avec leurs cadres de référence, en les re-définissant elles les intègrent dans leur cadre.
«Ah bon tu veux consulter ? Je te le déconseille, tu vas perdre ton temps et ton argent !» cette personne n’est certainement pas tombé sur le bon psy la première fois ou considère que les psy c’est uniquement pour les fous, et comme elle n’est pas folle…

Il ne faut pas confondre manque de connaissance ou d’informations sur la réalité et méconnaissance, la méconnaissance elle, est argumentée. Pour cadrer avec les croyances, la personne va construire sa réalité personnelle de façon à valider ses croyances. Dans chaque méconnaissance il y a une distorsion, c’est à dire que la personne va gommer, exagérer ou minimiser la réalité.


Exemple : Q : «Tu as des enfants ?» R :«Non non, je ne veux pas d’enfants… ma mère en a eu 5, et toute sa vie elle a été dépressive, donc non merci, j’ai envie de profiter de la vie moi»
«Une méconnaissance est toujours en lien avec un problème qu’une personne ne veut pas régler, c’est un mécanisme inconscient».

Classement des Méconnaissances

Les méconnaissances se classent d’après trois critères différents :

la zone : soi, les autres, la situation
le type : stimuli, problèmes, options (stimuli = facteur interne ou externe capable de déclencher une réaction donnée, capté avec un de nos 5 sens)
le mode : existence, signification, possibilité de changement, capacités personnelles à changer et/ou résoudre

Comme il s’agit d’un mécanisme inconscient et interne, une méconnaissance n’est pas «observable», il faut donc utiliser d’autres concepts pour aider à poser des hypothèses

Alors plutôt que de s’avouer perdant face à une situation qui nous échappe, ou de répondre de manière défavorable aux sollicitations de notre environnement, pourquoi ne pas chercher s’il n’y a pas une information qui nous échappe et qui pourrait régler le problème… ?

La Métaphore du Marteau

MarteauVoici une petite anecdote que je souhaite partager ici avec vous et qui résume assez bien et en un seul exemple la complexité des métiers de l’accompagnement et du conseil :

« Un plombier est appelé pour un panne de chaudière : il a trouvé une valve coincée, l’a dégagée d’un coup de marteau, la remet en service et a envoyé une facture à son client de 100 euros. Le client s’est plaint de ce coût qu’il juge excessif pour un simple coup de marteau et a demandé une facture détaillée… Le plombier lui répondu comme suit : Frapper la chaudière avec un coup de marteau : 1 euro. Savoir où frapper : 99 euros. »

L’accompagnement des personnes et des organisations n’est possible que par la connaissance, la pratique et la compréhension du facteur humain…

Credit Photo Sundstrom