Triangle Dramatique : Démonstration avec Nicolas Sarkozy

Tout commence la semaine dernière… assisse confortablement avec mon petit café à la main (what else ?) me voilà devant la chaine Public Sénat à regarder une émission (fort intéressante et que je vous conseille vivement) dont le titre à piqué au plus haut point ma curiosité :

« Déshabillons-les »


Déshabillons-les
(Écoutez attentivement à la minute 23.21)

Immédiatement j’extrapole légèrement (sans aller jusqu’au grand écart) pour conclure qu’il s’agissait là d’un jeu psychologique, et plus exactement du Triangle Dramatique de Karpman. Une piqûre de rappel sur le Triangle Dramatique ?

Qu’est ce qu’un jeu psychologique ?
Les jeux psychologiques trouvent leur origine dans l’Analyse Transactionnelle, théorie la communication et de la personnalité mise au point dans las années 60 par le psychiatre américain Éric Berne. Voici la définition qu’il en donne :

« un jeu psychologique est le déroulement d’une série de transactions cachées, complémentaires, progressant vers un résultat bien défini et prévisible »
C’est un échange entre deux ou plusieurs personnes dont le but réel n’est pas de continuer une discussion au niveau de ce qui est dit mais de faire passer un autre message à un niveau psychologique.

Le jeu psychologique se passe sur plusieurs niveaux :

Niveau Émotionnel – Niveau des Croyances – Niveau des Besoins – Niveau de la Structuration du Temps

Qu’est-ce qu’un Triangle Dramatique ?

C’est une représentation graphique de ce que peut être le déroulement d’un jeu, et qui permet de visualiser les « rôles » de chaque protagoniste :

PERSÉCUTEUR – SAUVETEUR – VICTIME

La dynamique du Persécuteur : Il attire à lui la Victime en l’utilisant pour son trop plein de colère en la déchargeant sur elle, en l’écrasant, il est persuadé de sa valeur et convaincu à l’avance qu’il va être bafoué. Pour lui, il faut être en colère pour être entendu. Il utilise donc la dévalorisation. Se faire considérer est sa source d’énergie. Il manque d’estime personnel, de confiance en lui et a un rapport de pouvoir.

La dynamique du Sauveteur : Le signe dominant de ce rôle est la culpabilité, c’est se positionner pour ne plus se sentir coupable, il veut se faire aimer, se faire accepter par les autres et éviter ainsi le rejet et l’affrontement. Le Sauveur fait passer les besoins des autres avant les siens pour ne plus se sentir coupable mais également pour ne pas voir ses propres problèmes. Le Sauveteur dépend de l’amour des autres car il en a souvent très peu pour lui.

La dynamique de la Victime : c’est une personne qui veut de l’aide sans en vouloir vraiment car sinon elle perdrait son rôle de Victime.


Pour commencer un jeu, chaque personne prend l’un des trois rôles du Triangle, elle va choisir celui où elle se sent le plus à l’aise pour jouer… La série de transactions se poursuit (c’est la discussion), l’une comme Persécuteur, l’autre comme Victime par exemple. A un moment donné arrive ce qu’on nomme le coup de théâtre. L’un des deux joueurs va “prendre ses bénéfices”, il va changer de rôle et, par exemple, s’il était Persécuteur, va devenir Victime. L’autre accuse le coup, et change également de position.

Alors en m’inspirant de cela, je fais le lien avec ce qu’il se passe dans notre pays actuellement, notamment concernant la réforme des retraites (mais cela pourrait être tout aussi l’Affaire Bettencourt, le sauvetage des banques, la gestion de la crise économique actuelle etc…). En imposant (c’est le mot il me semble…) cette réforme des retraites, Nicolas Sarkozy se pose en Persécuteur, le Peuple en Victime, et lorsque le peuple manifeste et attaque le chef de l’État, il se plaint  (voir interview faite par David Pujadas) d’être attaqué sur sa vie privée, sa femme… alors il devient Victime du Peuple et le Peuple Persécuteur du chef de l’État, et chacun prendra ses bénéfices (dont je n’ai pas à l’heure actuelle connaissance). La France semble bien vivre un drame théâtral où chacun doit choisir son rôle…

Pour aller plus loin :
Atorg
analaysetransactionnelle.fr

C’est OK, les Positions de Vie

Le concept de Positions de Vie est un des concepts d’Analyse Transactionnelle (très largement utilisé en communication et coaching) à travers lequel on prend conscience de notre légitimité (au sens large) à exister.

En effet, Eric BERNE, fondateur de l’Analyse Transactionnelle, part du principe que nous naissons tous « OK » c’est-à-dire que nous avons une valeur ou une qualité intrinsèque, d’être dignes d’être sur terre. Il dit que nous naissons  tous « prince et princesse ». C’est une vision philosophique de la vie, un postulat, une « croyance ».

Eric ERIKSON parle quant à lui de « confiance fondamentale ». Par conséquent nous pouvons donc affirmer que la Position de Vie est « la valeur que je m’accorde face à l’autre et que j’accorde à l’autre face à moi « . C’est le sentiment d’être ou non quelqu’un de bien, sentiment qui s’implante très tôt.

Il existe la position de Vie Existentielle qui se manifeste dans les pensées, croyances et sentiments (et donc n’est pas observable et appartient au champ de la thérapie) et la Position de Vie Sociale, qui elle se manifeste dans les comportements et est donc observable.

La Position de Vie existentielle n’est pas obligatoirement identique à la Position de Vie sociale.

Par exemple : une personne peut adopter une position haute vis à vis de son équipe et de ses collaborateurs, se montrer despote ou intransigeant (on dit alors qu’il est OK+/OK-) et au contraire se montrer totalement différent dans un contexte familial, par exemple envers son épouse (ou son époux) et ses enfants, parce qu’il ne trouve pas vraiment sa place dans l’organisation de la famille, ou peut-être parce qu’il se sent délaissé (on dit alors qu’il est OK-/OK+).

En tout état de cause, personne n’y échappe car elle la Position de Vie correspond à une soif fondamentale, appelée « la soif de position ». Cette soif est le besoin indispensable de l’enfant puis ensuite de l’adulte de se comparer aux autres pour se positionner en termes de valeur.

ERNST est un auteur comportementaliste qui a analysé et schématisé les Positions de Vie sociales. Son schéma porte le nom d’ « OK Corral » qui distingue en fonction des différentes Positions de Vie le résultat comportemental de base ou l’opération sociale qu’elles induisent.

Que signifient finalement ces combinaisons d’OK ?

OK+(je suis ok) / OK+ (vous [le monde, les autres] êtes ok) : Je vais de l’avant avec l’autre, la dynamique est celle de la collaboration, et l’attitude est « saine ».

OK- (je ne suis pas ok) / OK+(vous [le monde, es autres] êtes ok) : Je vais fuir l’autre, la dynamique est celle de l’évitement, et l’attitude est dépressive.

OK+ (je suis ok) / OK- (vous [le monde, les autres] n’êtes pas ok) : Je vais me débarrasser de l’autre, la dynamique est plutôt agressive, l’attitude plutôt « égoïste » (puisque je vais d’abord tenir compte de moi-même).

OK- (je ne suis pas ok) / OK- (vous [le monde, les autres] n’êtes pas ok) : Je vais rester dans l’impasse, la dynamique est futile, et l’attitude désinvolte.

Prenez conscience de l’importance et l’impact de ce concept dans la vie, par exemple lors d’un entretien d’embauche ou de recrutement, n’est-il pas essentiel, voire fondamental, de rester dans une position OK+/OK+ et donc disposer du comportement qui en découle ? J’ai de la valeur, l’autre aussi ! Approfondir et développer l’estime de soi, ou la confiance en soi,  permet l’acquisition de cette position de vie sociale… si toutefois elle venait à manquer.

Credit Photo Emitea

Merci qui ???

Avez-vous remarqué comme le simple mot merci, ou absence de merci, pouvait avoir des répercussions ÉNORMES sur nous-mêmes ?

4 catégories de personnes identifiées :

– celles qui ne disent jamais merci (ou à peine) elles estiment que l’opportunité que vous avez représenté pour elles à un moment donné est tout simplement normal.

– celles qui disent merci, juste ce qu’il faut, certainement parce qu’elles ont bien conscience de ce qui se passe au moment où cela se passe.

– celles qui disent merci exagérément et très (trop) longtemps, certainement sont-elles étonnées et comblées de constater qu’elles ont compté à un moment donné pour quelqu’un qui leur a accordé de la valeur (et dont elles pensent manquer…).

– celles qui ne demanderont jamais quoi que ce soit à personne (à quoi bon, qui voudrait les aider, les dépanner) et qui n’auront pas à dire merci.

Cela rappelle le concept de Position de Vie (existentielle ou sociale), le fameux OK+/OK- ou bien OK+/OK+, ou bien OK-/OK+, ou bien encore OK-/OK-…

Les Positions de Vie seront donc le sujet de mon prochain billet !

Et en attendant, optez pour un comportement OK+/OK+, qui est celui de la collaboration et de la coopération 🙂

Isabel

Credit Photo Gastemp

Estime de Soi

Permettez-moi de vous offrir un peu d’Estime de Vous. Au départ, je voulais titrer cet article « J’ai mal à mon Estime » mais finalement restons dans la simplicité.

Revenons à nos bonnes habitudes… voici la définition de Wikipédia sur l’estime de soi :

« L’estime de soi est le jugement ou l’évaluation que l’on fait de soi-même en rapport avec nos propres valeurs. Lorsque nous accomplissons quelque chose que nous pensons valable, nous ressentons une valorisation et lorsque nous évaluons nos actions comme étant en opposition à nos valeurs, nous « baissons dans notre estime ». Selon certains psychologues, l’expression est à distinguer de la confiance en soi qui, bien que liée à la première, est en rapport avec des capacités plus qu’avec des valeurs. »

Bien vous l’aurez compris, l’estime de soi est bel et bien la valeur que nous nous accordons, et savez vous que vous avez le droit de vous aimer et que vous pouvez avoir le droit d’attendre de la vie au moins autant que les autres ?

D’après Jerry Minchinton, spécialiste en développement personnel, pour retrouver l’estime de soi il existe 52 clés (de quoi ouvrir quelques serrures…) les voici :

1 Soyez indulgent avec vous-mêmes lorsque que vous commettez des erreurs.
2 Concentrez vous sur vos points forts et vos réussites.
3 Apprenez à dire « non ».
4 Rejetez avec indifférence toute remarque désobligeante.
5 Considérez chacun comme votre égal.
6 Sachez apprécier les erreurs et en tirer les leçons.
7 Faites du bonheur une habitude.
8 Acceptez d’avoir tort avec sérénité.
9 de pester contre vous-même.
10 Trouvez un emploi qui vous convient.
11 vous préoccupez pas de l’image que vous donnez.
12 Acceptez-vous sans condition dès aujourd’hui.
13 méritez mieux que ce que vous croyez.
14 Recouvrez la liberté.
15 Accordez-vous chaque jour une parenthèse de plaisir.
16 Soyez prêts à vous investir dans vos désirs.
17 Demandez-vous ce qui pousse les gens à vous dire que vous les avez gravement blessés.
18 L’opinion que vous avez de vous-même doit être prépondérante.
19 Soyez 100 % positif un jour par semaine.
20 Admettez que les gens soient différents de vous.
21 Déterminez votre propre définition de la perfection.
22 Résistez à l’envie de changer pour que les autres vous aiment.
23 Ne vous comparez à personne.
24 Être différent ne doit pas vous perturber.
25 Évitez de vous causer des souffrances inutiles.
26 Cessez de vous identifier à vos actes.
27 Accordez de l’importance à vos décisions judicieuses.
28 Donnez la priorité à l’opinion que vous avez de vous-même.
29 Prenez votre santé en main.
30 Gardez le sourire quand on vous critique.
31 Sachez vous adapter.
32 Forgez votre opinion et prenez vos décisions.
33 Acceptez les compliments de bonne grâce.
34 Accordez de l’importance à vos idées.
35 Apprenez à accomplir vous – même les tâches que vous confiez aux autres.
36 Ne prenez aucune sorte de compétition trop au sérieux.
37 Participez à la vie politique.
38 Vos besoins personnels sont les plus importants.
39 Ayez une vision juste des autres.
40 Dites « non » à la culpabilité.
41 Pensez que vous êtes quelqu’un d’estimable.
42 Pardonnez-vous toutes vos fautes.
43 Interprétez chaque événement de manière positive.
44 Chassez tout mauvais sentiment que vous éprouvez envers les autres.
45 Apprenez à résoudre vos problèmes.
46 Défendez vos intérêts.
47 Fiez vous le plus possible à vous-même.
48 Considérez toutes vos pensées comme acceptables.
49 Acceptez l’entière responsabilité de ce qui vous arrive.
50 Ne reconnaissez vos torts que lorsque cela se justifie.
51 Demandez-vous si vous vivez par procuration.
52 Dites ou pensez du bien des autres.

Et pour illustrer, une petite histoire ?

Il y avait un jour un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d’arbres, de plantes et et son jardin était d’une grande beauté. Chaque jour, il s’y promenait : c’était pour lui une joie et une détente.

Un jour, il dût partir en voyage. A son retour  il s’empressa d’aller marcher dans le jardin. Il fût surpris en constatant que les plantes et les arbres étaient en train de se dessécher. Il s’adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s’était passé. Le pin lui répondit :
– J’ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirais les bons fruits qu’il porte. Je me suis découragé et j’ai commencé à sécher.

Le roi alla trouver le pommier : lui aussi se desséchait… Il l’interrogea et il dit :
– En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher.

Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit : « Comme c’est dommage que je n’ai pas l’âge de l’érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l’automne. Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs ? Je me suis donc mise à dessécher. »

Poursuivant son exploration, le roi aperçut une magnifique petite fleur. Elle était toute épanouie. Il lui demanda comment il se faisait qu’elle soit si vivante.

Elle lui répondit  :
– J’ai failli me dessécher, car au début je me désolais. Jamais je n’aurais la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l’année, ni le raffinement et le parfum de la rose. Et j’ai commencé à mourir mais j’ai réfléchi et je me suis dit : « Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d’autre à ma place, il l’aurait planté. Si donc, il m’a plantée, c’est qu’il me voulait, moi, telle que je suis et, à partir de ce moment, j’ai décidé d’être la plus belle possible !

Source Anonyme

Credit Photo Mattox

Tic Tac Tic Tac Tic Tac Tic Tac

Non  je ne fais pas allusion aux petits bonbons orange ou vert… mais tout simplement au temps qui passe, file, court, vole….

Ceci est un billet d’excuses (au pluriel, vous noterez…) pour mes absences « web » répétées, j’ai tout un sac d’excellentes raisons pour justifier cela, la première ? : je faisais le bien autour de moi !!, et ça prend du temps 🙂

Promis, je vais me remettre à un rythme plus soutenu, et reprendre ma plume (à l’ère du Web 2.0 c’est crédible ?) et partager quelques articles, comme au bon vieux temps 🙂

A très vite,

Isabel

Credit Photo Konr4d