La Sophrologie à l’école

Bonjour,

J’ai eu la chance et le plaisir d’accompagner durant une année scolaire, une classe de maternelle de moyenne et grande section. j’ai voulu, quelques mois après mon passage, revenir sur cette année d’échange, en interrogeant l’enseignante qui m’a donné l’opportunité de travailler dans une classe de maternelle, je tiens au passage à la remercier de la confiance et de la gentillesse qu’elle m’a démontré, voici son « interview ».

Isabel Monville : Quel age ont vos élèves ?

Corinne : C’est une classe de moyenne & grande section de maternelle, ils ont entre 4 & 5 ans en début d’année.

I.M : Comment avez-vous connu la sophrologie ?

Corinne : Et bien par le biais de lecture d’article dans la presse, et puis la maman d’une de mes petites élèves était elle même sophrologue !

I.M : Que connaissiez-vous de la sophrologie avant cette rencontre ?

Corinne : Je retenais de la sophrologie que c’était une technique permettant à l’individu d’être dans la détente, une technique générant le mieux-être, aidant à mieux appréhender son corps pour mieux le maîtriser.

I. M : Comment vous est venu l’idée de faire appel à une sophrologue ?

Corinne : Et bien les enfants de 4 à 6 ans peuvent être stressés et avoir peur. En grande section de maternelle, je prépare mes élèves à l’entrée en CP, l’apprentissage peut être parfois difficile pour des petits, et cela se traduit par une agitation, un blocage, parfois un mutisme,… et ce malgré un bon potentiel. L’enfant peut perdre ses moyens, et aller parfois jusqu’à une « immobilité » ou être livré à un sentiment de panique, des yeux dans le vague ou au contraire, à regarder partout pour se sécuriser. Ayant une maman d’élève sophrologue, cela m’est apparu comme une évidence ! J’en ai donc exposé ce projet  à mes supérieurs, et j’ai organisé une réunion avec les parents d’élèves pour les informer de cette nouvelle activité, tous ont été d’accord.

I.M : Quelle classe était la vôtre ?

Corinne : Une classe sympathique, mais nombreuse ! (29 élèves en début d’année), avec quelques élèves présentant des tensions et de la nervosité.

I.M : Comment avez-vous expliqué aux enfants la venue d’une sophrologue ?

Corinne : Et bien, cette sophrologue étant une maman d’élève, il m’a été facile de l « introduire » dans ma classe, en expliquant de qui elle était la maman, et puis en précisant que son métier consistait à la relaxation, technique que mes élèves connaissaient un peu, grâce aux temps calmes lors des journées de classe, je me souviens leur avoir dit que cela allait être une relaxation approfondie, faite par une maman spécialiste ! Ils allaient apprendre à respirer, de manière à favoriser le calme et la détente, pour une meilleure compréhension.

I.M : Comment ont réagi les enfants ?

Corinne : Ils étaient sereins et curieux.

I.M : Quelle était la fréquence des séances de sophrologie ?

Corinne : Les séances ont eu lieu pendant une année scolaire, tous les vendredi, de 9h à 10 heures, c’était sophrologie !

I.M : Comment les enfants ont ils « vécu » ces séances avec la sophrologue ?

Corinne : A la première séance, les regards se tournaient beaucoup vers moi, certainement déstabilisés par une intervenante extérieure, leurs regards semblaient dire « Corinne, puis-je lui faire confiance ? » et puis à la fin de la séance, régnait un climat de confiance, une dynamique très positive.

I.M : Les enfants ont-ils tous adhérer à cette technique ?

Corinne : En majorité oui, ils adoraient les sophronisations et les visualisations ! mais au début, certains (4 élèves) ont eu du mal, à « entrer » dans le voyage et dans le lâcher-prise, il s’agissait d’ enfants très agités et nerveux. Un de mes petits élèves était asthmatique et allergique, et bien il a pu, grâce à ces séances, trouver la sérénité et plus d’apaisement. Tous ont cheminé, et à différent degré, tirer quelque chose de très positif de ces séances. Nous avons assisté au cours de l’année à quelques « transformations » très bénéfiques !

I.M : Avez-vous ensuite appliqué cette pratique avec vos élèves ? Avec d’autres élèves ?

Corinne : Oh oui ! J’essaie de leur proposer des exercices.. Rituel du vendredi : une séance nourrie d’exercice de respiration et de concentration, je ne me sens pas assez « affutée » pour faire une sophronisation ! Si les enfants sont « éteints » j’essaie de leur proposer des exercices qui vont les « rallumer » et s’ils sont agités, des exercices pour ramener le calme. Par exemple, pour des activités demandant de la concentration, je leur fais faire des exercices pour éveiller leur sens, et qui vont les stimuler.

I.M : Corinne, la sophrologie pour votre classe, ça a marché ?

Corinne : Oh oui ! Une respiration profonde, combinée à quelques exercices ludiques, cela calme les élèves et apporte immédiatement du positif !

Le succès de cette année de sophrologie à l’école est basé sur des faits. En renforçant les capacités de compréhension et d’adaptation des enfants, en leur enseignant le schéma corporel, nous leur permettons de le renforcer, et de révéler leur potentiel, tout en évacuant le stress, et cela grâce à une méthode douce et facile à intégrer. Le fait que ces séances se passaient en classe (donc en groupe) a été je pense un facteur favorisant, puisque la motivation découlant de cet « effet groupe » est considérable.

Une réflexion sur “ La Sophrologie à l’école ”

  • 7 mars 2009 à 1 h 00 min
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    Professeur de mathématiques en collège , je propose cette anée aux élèves volontaires des ateliers de relaxation … Un grand nombre d’intéressés … Besoin ? Mode ? J’aimerais partager avec d’autres éducateurs sur ce type d’expérience !Merci !

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