Etat des lieux du bien-être en France

Extraits d’un rapport officiel (www.strategie.gouv.fr)

De 8 % à 11 % des Français souffriraient d’un état dépressif les gênant dans leur vie de tous les jours
et une personne sur deux ne se soignerait pas (enquête Santé mentale en population générale 1999-2005).

Les facteurs économiques et sociaux sont prépondérants : toutes choses égales par ailleurs, le risque de connaître un épisode dépressif sévère est doublé pour un inactif ou un chômeur par rapport à une personne en emploi (la proportion de personnes déclarant un épisode dépressif atteint 16 % parmi les chômeurs et les inactifs) ; pour une personne veuve, séparée ou divorcée, le risque est multiplié par 2 à 4 par rapport à une personne mariée. Les femmes sont plus concernées : pour deux hommes dépressifs, trois à quatre femmes le seraient.
Les ventes d’antidépresseurs ont été multipliées par 7 entre 1980 et 2001 (alors que les ventes globales de
médicaments étaient multipliées seulement par 2,7 en euros constants).

Les déterminants du bien-être sont les mêmes en France qu’en Europe : les femmes sont plus heureuses que les hommes, les jeunes de 18-25 ans que les autres classes d’âge, les natifs du pays que les migrants, les croyants que les non-croyants et ceux qui vivent en famille que les célibataires, les veufs et les
divorcés.
Le niveau de revenu et le statut dans l’emploi sont aussi déterminants. En France plus qu’ailleurs en Europe, être au chômage plutôt qu’en activité diminue les chances d’être heureux, comme être employé plutôt qu’indépendant ou en contrat à durée déterminée ou sans contrat de travail plutôt qu’en contrat à
durée indéterminée.
Sources : European Social Survey 2006, population âgée de 18 à 65 ans

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